La sauvegarde des Oasis
Jeudi 23 août à 21h00

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Tata est une composante principale d'un chapelet d'oasis, c'est le pays du Jbel Bani ou la basse vallée de l'oued Drâa. Localement, l'oasis de Tata est constituée de petites oasis, entités séparées et rattachés au lit de l'oued Tata.
La région connaît une sécheresse qui peut se traduire par un abaissement du niveau piézométrique de plusieurs mètres et l’assèchement de certaines « khettaras » (sorte de grandes canalisations souterraines, construites au cours des siècles passés, amenant de l’eau de plusieurs glaciers débouchant dans une plaine vers les oasis)
Dans les oasis de la vallée de l’oued, un agriculteur Tijani cultive les plantes maraîchères et la culture des palmiers-dattiers pour survivre afin d’immigrer et avoir les moyens de constituer une famille.
Pour réaliser son rêve, il mène une vie très dure car il lui manque les équipements nécessaires à l’irrigation.
En plus, dans son oasis où l’eau est rare, il ne possède qu’une micro-exploitation familiale, sa seule culture de rente est le dattier, dont les fruits sont vendus au souk. Les cultures sous palmiers (vivrières et fourragères) sont autoconsommées par la famille qui élève quelques petits ruminants (ovins et caprins).
Les surplus qui sont vendus aux souks locaux ne lui permettent pas de concrétiser son rêve.
Mais dans Tata, le mouvement coopératif et associatif semble encore très timide, sinon, pratiquement inexistant, au profit d'un individualisme parfois excessif dans de nombreux endroits.
En s’inscrivant dans une coopérative, Tijani va-t-il sauver sa plantation ou bien immigrer ?